Les wallets multi-party computation (MPC) utilisent une classe de protocoles cryptographiques qui permettent à plusieurs parties de produire conjointement une signature sans jamais assembler la clé privée en un seul endroit. Chaque partie détient une part de la clé ; signer requiert qu'un seuil de parties participent.
Comparé au multi-sig :
- Le MPC produit une signature unique on-chain, les chaînes et les dApps voient une adresse normale, pas un smart contract.
- Il fonctionne sur les chaînes qui ne supportent pas nativement les wallets smart-contract (Bitcoin, certaines chaînes Cosmos, etc.).
- La rotation des parts de clé ne change pas l'adresse du wallet.
- Il ne laisse pas de trace de gouvernance on-chain comme le fait Safe.
Compromis : les implémentations MPC sont subtiles cryptographiquement et ont déjà livré de vrais bugs (nonces biaisés, aléa faible, contournements de recovery). Le multi-sig est plus transparent on-chain ; le MPC est plus flexible opérationnellement. La bonne réponse dépend du modèle opérationnel et de menace, pas de ce qui est « meilleur » dans l'absolu.